Trump franchit la ligne rouge

On ne compte plus les incohérences flagrantes dans le discours de Donald Trump particulièrement depuis le début de son deuxième mandat. Or cette fois-ci, en menaçant de détruire la civilisation iranienne et de renvoyer l’Iran à l’âge de pierre, le président américain se positionne de facto en terrain génocidaire. Le président des États-Unis vient de franchir la ligne rouge.

Dans cette foulée, un nombre croissant d’élus du Congrès en appellent aux membres de son cabinet pour invoquer le 25e amendement de la Constitution qui stipule qu’ils sont légitimés de démettre Trump de ses fonctions en raison de sa démence, affirmant qu’il mène une guerre illégale d’une part et profère des menaces de crimes de guerre d’autre part.

Or une heure avant l’ultimatum lancé par Donald Trump pour attaquer l’Iran, il recule et annonce une trêve avec l’Iran visant un accord de paix, un scénario habituel chez Trump consistant à menacer et créer la crainte puis à reculer pour manifester à la planète ses « bonnes intentions ».

Jusqu’à récemment, Donald Trump multipliait les incongruités et les contradictions mais jamais, il n’a menacé de rayer de la carte une civilisation entière. Le 25e amendement de la Constitution américaine prévoit notamment la possibilité de remplacer le président lorsque le vice-président et une majorité des ministres ou du Congrès ne l’estiment plus capable d’assumer ses fonctions. Manifestement, cela ne se produira pas, et la plus grande puissance militaire de la planète continuera d’être gouvernée par un homme qui n’a plus toutes ses facultés mentales. Et pourtant, l’impensable réalité se déroule impunément sous nos yeux hic et nunc.

vigile.quebec tribune libre 12 avril 2026

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