Affaire Snowden: le soft-power d’Obama compromis

Dans une vidéo de 9 minutes ayant conduit à la saga entreprise par le gouvernement américain contre Edward Snowden, ce dernier affirme qu’il est « just another guy », un type normal qui veut que « le public décide » dans quelle société il veut vivre. Et non le gouvernement. Sa grande peur, dit-il : que « rien ne change ».

En mai 2013, dans les révélations de l’ex-employé de l’Agence de sécurité nationale publiées dans le Washington Post et The Guardian, deux programmes de la sécurité américaine sont dévoilés : le premier basé sur l’article 215 du Patriot Act qui autorise la surveillance massive des numéros de téléphone des Américains, l’autre référant à l’article 720 qui permet les écoutes électroniques, l’espionnage des messages Facebook et d’autres médias électroniques, exception faite des Américains.

Suite aux divulgations de Snowden, le reste du monde assiste à la démonstration des doubles-standards de l’administration Obama, à savoir que la sécurité américaine peut espionner des milliards de personnes sans mandat judiciaire, mais pas les Américains.

Après l’invasion de l’Irak, il avait fallu l’élection de Barack Obama pour que les États-Unis retrouvent une certaine aura dans le monde. Les révélations d’Edward Snowden risquent de compromettre le soft-power que le président américain avait entrepris de restaurer.

quebechebdo 2 août 2013
vigile.net tribune libre 3 août 2013 "Le soft-power d'Obama compromis"  

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