Le bienveillance de Charles Milliard

Le Robert définit la bienveillance comme une « disposition favorable à l'égard de qqn ». Dès son premier point de presse annonçant sa candidature dans le cadre de la course à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ), l’ex- PDG de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Charles Milliard, a insisté sur le fait qu’un PLQ qu’il dirigerait mettrait en exergue la bienveillance dans ses propos avec ses adversaires politiques.

Une déclaration qui n’est pas sans nous rappeler le style de gestion axé sur le respect de ses adversaires du chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), au début de son mandat, une attitude qui, il faut bien l’admettre, a été chamboulée dans la foulée des débats houleux à l’Assemblée nationale. Et pourtant, nombreux étaient ceux qui voyaient en PSSP un politicien qui, enfin, ferait de la politique autrement.

Conséquemment, assisterons-nous à l’abandon de la bienveillance promise par Charles Milliard lorsque cette dernière sera bombardée par les attaques véhémentes, voire vicieuses, de ses amis d’en face? Les coups bas et les uppercuts venant de l’arène politique forceront-ils le chef néophyte du PLQ à sortir ses gants de pugiliste s’il aspire gagner le combat prévu pour le 5 octobre 2026? À mon sens, il n’aura pas le choix s’il ne veut pas être mis au tapis le soir du combat. En termes clairs, Charles Milliard, tout bien intentionné qu’il soit, sera tôt ou tard, s’il devient chef du PLQ, être confronté brutalement à la lutte féroce de la scène politique.

Le Soleil (version numérique) 14 janvier 2026
vigile.quebec tribune lire 14 janvier 2026

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