Référendum sur l’avenir constitutionnel de l’Alberta
Le chemin vers une consultation populaire sur l’avenir constitutionnel de l’Alberta a franchi une nouvelle étape par l’adoption de la question référendaire : « Êtes-vous d’accord pour que la province de l’Alberta cesse de faire partie du Canada pour devenir un État indépendant ? ».
Une question claire et précise qui n’est pas sans nous rappeler les contorsions ayant conduit aux questions des deux référendums de 1980 et 1995 au Québec, particulièrement celle du premier référendum précédée d’un interminable préambule (1). Dans un tel contexte et en lien avec la clarté de la question référendaire en Alberta, je suis d’avis que le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, devrait s’inspirer de la question albertaine dans l’éventualité d’un troisième référendum au Québec sur son avenir constitutionnel qui devrait se tenir au cours d’un prochain mandat du PQ. Les Québécois sont en droit de pouvoir s’exprimer clairement sur leur avenir constitutionnel et sans fioriture. À force de diluer à outrance l’objectif visé par la question, cette dernière donne l’impression de ratisser trop grand, voire de cacher l’intention première de la question.
(1) « Le gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d'en arriver, avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l'égalité des peuples ; cette entente permettrait au Québec d'acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d'établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté et, en même temps, de maintenir avec le Canada une association économique comportant l'utilisation de la même monnaie ; aucun changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l'accord de la population lors d'un autre référendum ; en conséquence, accordez-vous au gouvernement du Québec le mandat de négocier l'entente proposée entre le Québec et le Canada ? »
vigile.quebec tribune libre 23 décembre 2025
Henri Marineau

