Départ dans la dignité de Pablo Rodriguez
Sans directement faire référence aux allégations visant sa campagne à la direction du Parti libéral du Québec, Pablo Rodriguez a reconnu, devant les médias, être devenu « malgré lui, une distraction ». « Le PLQ mérite qu’on parle de son plan d’avenir, le PLQ mérite qu’on parle de lui, pas de moi ».
Depuis le début de la crise interne qui secoue sérieusement le PLQ, Pablo Rodriguez a fait l’objet de nombreuses critiques liées notamment à son leadership qualifié souvent de déficient. À cet égard, force est de constater que le silence de Marwah Rizqy sur les tenants et aboutissants de la « faute grave » de Geneviève Hinse justifiant son congédiement à l’insu de son chef ne peut d’aucune manière justifier quelque critique sur le leadership de M. Rodriguez.
D’autre part, l’ex-chef du PLQ nie catégoriquement avoir été informé ou avoir contribué aux malversations dénoncées par les enquêtes du Journal autour de sa campagne à la direction du PLQ. Conséquemment, Pablo Rodriguez jouit toujours de la présomption d’innocence tant et aussi longtemps que l’Unité permanente anti-corruption (UPAC) n’aura pas révélé les conclusions de son enquête. Enfin jusqu’à maintenant, tout laisse à croire que Pablo Rodrguez, selon ses dires, est littéralement plongé dans le néant à l’égard des malversations qui seraient liées à sa course à la chefferie du PLQ.
De facto, je ne vois pas comment il aurait pu faire preuve de leadership dans ce brouillard médiatique dans lequel il est plongé hormis ses nombreuse déclarations sur sa méconnaissance liée aux allégations frauduleuses auxquelles il aurait participé. Dans un tel contexte, il faut saluer le départ dans la dignité de Pablo Rodriguez qui, tel un chef qui se tient debout dans la tempête, a privilégié le parti à ses intérêts personnels.
vigile.quebec tribune libre 20 décembre 2025
Henri Marineau

