Le crucifix au coeur du débat sur la laïcité

La pertinence ou non de la présence du crucifix à l’Assemblée nationale a pris, à mes yeux, une couleur politique compte tenu du fait que le premier ministre François Legault accepte maintenant de débattre de son retrait alors la Coalition avenir Québec a toujours maintenu comme position son maintien.

Or, ce changement de cap me semble nettement relié au projet de loi sur la laïcité qui doit être déposé bientôt par le gouvernement qui souhaite le voir appuyé le plus largement possible par les partis d’opposition. En ce sens, je suis d’avis qu’un tel argumentaire ne repose sur aucun fondement crédible eu égard au maintien ou non du crucifix à l’Assemblée nationale.

Quant au débat sur la laïcité de l’État, il m’apparaît péremptoire de considérer un symbole patrimonial tel le crucifix comme un simple signe religieux ostentatoire et de le retirer au même titre que les signes religieux pour les personnes en ligne d’autorité, le crucifix, il faut bien l’admettre, n’exerçant aucune autorité sur qui que ce soit.

Notre histoire nous a-t-elle échappé dans le tourbillon de la vie moderne? Sommes-nous condamnés à sombrer dans un déracinement dramatique au détriment d’un monde matérialiste pour qui l’héritage du passé a perdu tous ses points d’ancrage?

quebechebdo 21 mars 2019
 

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