Le Québec ne sera jamais plus le même!

2 mai 2012

Le 30 avril 2011 paraissait sur cette tribune un poème choc titré « Malaise » sous la plume de Gilles Ouimet dans lequel l’auteur lançait un cri d’alarme aux Québécois concernant le "mal d’aise" qu’il ressentait face à nos attitudes de peur maladive devant la prise en mains de notre destin comme peuple. À titre d’exemple, j’ai retenu cette strophe qui se passe de commentaires :

"Mal à nos tergiversations
porteuses de génuflexions
mal à nos peurs séculaires
immortalisées dans notre reliquaire"

Un an plus tard, quelque 200 000 étudiants québécois, depuis près de trois mois, sont dans la rue, dénonçant haut et fort notre "somnolence" et invitant toute une population sclérosée par son "angélisme héréditaire" à se lever enfin debout et à dénoncer "le chant des sirènes qui nous susurrent de nous attabler pour notre dernière cène".

Face au cul-de-sac, la médiation s’impose

2 mai 2012

Rappelons rapidement les faits…Le gouvernement Charest décrète unilatéralement une hausse de droits de scolarité de 75% étalée sur cinq ans, les associations étudiantes s’y opposent, un mouvement de contestation s’organise, conduisant à la grève de quelque 170 000 étudiants qui se prolonge depuis près de trois mois.

Depuis lors, le gouvernement y est allé de deux propositions, sans changer son intention d’augmenter les droits de scolarité, lesquelles ont été rejetées par les étudiants qui maintiennent leur position contre cette augmentation.

Le gouvernement a vraiment bougé?

1 mai 2012

La ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, allègue que «le gouvernement a vraiment bougé» sur ses dernières propositions aux représentants étudiants:

«Le gouvernement a vraiment bougé sur ses positions à plusieurs reprises et vous êtes devant une autre partie qui n'a jamais bougé sur rien. Je pense qu'on est plutôt à l'heure de savoir qu'est-ce qui, du côté des étudiants, ferait en sorte qu'ils accepteraient un règlement. On a l'impression qu'éternellement et continuellement, c'est la revendication du gel».

Si, pour Mme Beauchamp, faire passer la facture pour les étudiants de 1625$ à 1778$ en en étalant la hausse des droits de scolarité sur 7 ans au lieu de 5 ans constitue un pas en avant, j’ai l’impression qu’elle devra refaire ses calculs.

Pourquoi ne pas déplacer le conseil général du PLQ dans le Grand Nord?

30 avril 2012

Le conseil général du Parti libéral du Québec, qui se tiendra les 4, 5 et 6 mai, sera déplacé de Montréal à Victoriaville :

"Le conseil général devait avoir lieu au Centre Mont-Royal, qui est en plein coeur de centre-ville, dans des rues exiguës où il aurait été possible de bloquer l'accès à nos membres. Le but n'est pas d'empêcher les gens de manifester. On sait que les étudiants seront là aussi à Victoriaville. On veut seulement s'assurer que nos membres aient accès au conseil général", a expliqué Michel Rochette, directeur des communications du Parti.

Pour paraphraser notre premier ministre dans son talent reconnu pour lancer des blagues « hors contexte », pourquoi ne pas déplacer le conseil général du PLQ dans la Grand Nord? En agissant de la sorte, les délégués pourraient discuter librement de leur stratégie électorale à l’abri des regards indiscrets tout en se remplissant les poumons de l’air frais du Nord québécois!

Vigile…un arbre à la hauteur de son histoire

29 avril 2012

À la suite de Richard Le Hir, je me permets d’ajouter humblement mon p’tit grain d’sel à son invitation à souscrire au financement de Vigile en vous racontant cette petite histoire…

Il était une fois, sur un immense terrain occupé par des arbres centenaires et enracinés profondément, un arbuste qui fut planté à l’initiative d’un homme, imbu de l’idée de le voir grandir dans toute sa vigueur et sa spécificité.

Avec le temps, l’arbuste crût grâce aux bons soins de cet homme déterminé qui contemplait à chaque printemps l’éclosion des bourgeons, alimentés par un sol bien engraissé, par les pluies bienfaisantes et les rayons de soleil générateurs, suscités par l’engouement de celui qui l’avait planté.

Des constats d’infraction contestés

29 avril 2012

Dans la lignée des interventions policières contre les manifestants étudiants qui les opposent au gouvernement Charest dans le dossier de la hausse des droits de scolarité, la dernière en liste a trait à l’arrestation de 81 manifestants le 27 avril sur la Grande-Allée à Québec, dont parmi eux, plusieurs adultes venus appuyer les étudiants ainsi que des représentants du milieu communautaire et syndical.

Compte tenu que le droit de manifester est garanti à toute personne en vertu de l’article 3 de la Charte des droits et libertés du Québec, laquelle prévaut sur le code la sécurité routière, invoquée par la police pour justifier ces arrestations, plusieurs de ces 81 personnes arrêtées se sont adressées à la section Québec de la Ligue des droits et libertés dans le but de contester les constats d’infraction de 494$ reçus au moment de leur arrestation.

L’heure est à la consultation des membres

28 avril 2012

La dernière proposition du gouvernement Charest dans le conflit qui les oppose aux étudiants sur la hausse des droits de scolarité, en étalant sur sept ans au lieu de cinq l’augmentation, équivaut à faire passer cette hausse de 1625$ à 1778$, considérant un taux d’inflation annuel de 1,02%, bref à changer quatre trente sous pour 75¢.

Une proposition qui suscite des réactions préliminaires plutôt froides de la part des associations étudiantes et qui ne laissent pas présager un règlement prochain du conflit, comme en font foi les déclarations des trois leaders :

Collision entre deux points de vue légitimes

27 avril 2012

La décision de la Commission des relations du travail dans le conflit qui oppose la Ville de Québec à ses cols bleus est sans équivoque : la CRT ordonne à la Ville de Québec de mettre fin au lock-out illégal en cours et de rappeler immédiatement au travail selon leur horaire habituel tous les salariés cols bleus auxiliaires mis à pied le 17 avril 2012.

Dans sa décision, la CRT fait ressortir, à mon sens, l’utilisation d’une stratégie pernicieuse de la part de la Ville. À titre d’exemples, je vous cite deux extraits de la décision de la Commission :

“Le goût du pouvoir avant le désir de réaliser la souveraineté” (2)

27 avril 2012

Mon billet, inspiré de l’entrevue de Simon Boivin avec Jean-Martin Aussant dans Le Soleil du 25 avril, et paru sur cette tribune libre le même jour sous le titre « Le goût du pouvoir avant le désir de réaliser la souveraineté » a suscité plusieurs commentaires.

Parmi ceux-ci, un échange de propos s’ensuivit entre Daniel Breton et Jean-Martin Aussant. D’abord, la phrase controversée qui semble avoir jeté la confusion :

« Si on parle de souveraineté comme telle, je suis convaincu que ce serait plus néfaste un gouvernement souverainiste qui ne la fait pas que d’attendre une élection de plus » (dixit Jean-Martin Aussant dans son entrevue dans Le Soleil)

La maîtresse d’école punit les “pas fins”!

27 avril 2012

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a annoncé l'exclusion de la CLASSE des discussions sur la hausse des droits de scolarité, en raison du non-respect de la trêve en affichant sur son site Internet des manifestations à caractère perturbateur.

Pour le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, Line Beauchamp «vient jeter de l'huile sur le feu» en prenant cette décision.

«Le prétexte cache la vraie raison : Mme Beauchamp ne veut pas parler de la hausse des droits de scolarité et c'est pour ça qu'elle exclut la CLASSE».

Pourtant, la CLASSE a rappelé qu'elle n'avait pas organisé la manifestation de mardi soir à Montréal. Au sujet du site Internet, l'organisation étudiante a précisé qu'il s'agit d'une plate-forme de diffusion ouverte où diverses manifestations peuvent être annoncées.