Des Néo-Canadiens bidon

5 février 2012

Dans un bref communiqué publié par La Presse Canadienne dans Le Soleil du 3 février, on apprend qu’une cérémonie spéciale de réaffirmation de citoyenneté canadienne organisée « à la hâte » en octobre 2011 par le gouvernement fédéral n’avait attiré que trois Néo-Canadiens.

Devant cette piètre participation, le personnel politique de Jason Kenney, ministre de l’immigration et responsable de l’organisation, a demandé, à la dernière minute, à six fonctionnaires fédéraux de jouer le rôle de figurants à titre de nouveaux citoyens dans le but de donner des allures « plus sérieuses » à la cérémonie.

Le chanteur engagé

5 février 2012

« Avec Appalaches, son plus récent 17ième album, le chanteur a senti comme un besoin de « nommer le territoire » où il vit depuis l’époque des communes avec Marthe, sa compagne, son « équilibre ».

Tels sont les mots utilisés par Betty Achard au début de son article paru dans le magazine le Bel âge, édition de mars 2012, sous le titre « Richard Séguin…l’infatigable troubadour ».

Les extraits de cet article qui font ressortir l’attachement de Séguin pour sa terre natale et le besoin viscéral qu’il éprouve à retourner constamment « dans ce coin de pays de montagnes et de vents » sont extrêmement révélateurs des raisons qui dépeignent Richard Séguin comme un chanteur engagé :

Destination…l’indépendance du Québec

4 février 2012

Dans son article paru sur cette tribune en date du 3 février sous le titre « Où s’en va Vigile ? », lequel article s’inscrit dans la lignée de quelques commentaires remettant en question l’avenir de Vigile, Pierre-Paul Sénéchal s’exprime en ces termes :

« À l’origine, comme son nom l’exprime d’ailleurs très adéquatement, il a su exercer une veille constante de l’activité politique. Cette veille a permis d’outiller les militants souverainistes dans leur combat sur le terrain. »

Et M. Sénéchal de conclure :

"Cette brève note [en référence à un article paru sous le titre « Vigile doit dorénavant… » paru le 1er février] que j’avais adressée à la direction, n’était rien d’autre qu’une invitation à regarder comment on pourrait se saisir de la situation."

Saisir l’inédit

3 février 2012

À force de jouer avec des arguments rationnels depuis plus d’un an dans les méandres de la politique, j’en étais arrivé à oublier les chemins émotifs qui m’ont toujours conduit sur l’essence de l’homme, à savoir sur ce qu’il ressent face à tel événement.

Aussi ai-je cru bon de me ressourcer, le temps d’un instant, dans les abysses révélatrices de la poésie, un sentier qui m’a toujours bien servi dans les étapes déterminantes de ma vie.

En guise de temps d’arrêt dans cette période cruciale où notre peuple se retrouve confronté à son destin, je vous offre ce poème que j’ai écrit un jour et qui, je l’espère, vous amènera un peu à « saisir l’inédit ».

La corde au cou

2 février 2012

Tout en réitérant timidement sa position contre la peine de mort, le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu y est allé d’une autre déclaration casse-cou en affirmant que les prisonniers condamnés pour meurtre qui occupent les prisons devraient disposer d’une corde pour avoir les moyens de s’enlever la vie…et cela, à quelques jours du lancement de la semaine québécoise de prévention au suicide!

Dans la même « logique », le sénateur, qui siège sur le comité sénatorial qui se penche sur le projet de loi C-10 durcissant la justice criminelle, a ajouté encore un peu d’huile sur le feu en déclarant que, dans certains cas où il n’y a aucune possibilité de réhabilitation, une réflexion sérieuse devrait être entamée sur l’éventualité d’envisager la peine de mort pour ces criminels.

Harper, le meilleur allié de l’indépendance du Québec

1 février 2012

Un commentaire de Raymond Saint-Arnaud à la suite de la lettre de Monique Tremblay parue dans le Devoir du 31 janvier sous le titre « Un pays menacé par ses citoyens » se lisait comme suit :

« Les récents épisodes de monarchie aiguë chez Harper et son gouvernement ultra-conservateur, droitiste et rétrograde nous révèle une fois de plus que les Québécois ne se reconnaissent pas dans ce pays bancal qu’est le Canada. Le Canada est sorti de la tête des Québécois. Le Canada aux deux peuples fondateurs est mort, grâce à l’intransigeance du Canada anglais envers les francophones depuis l’Acte d’Union, le million de Métis anglicisés de force, le règlement 17 en Ontario, et l’hypocrisie actuelle du bilinguisme de façade. Et le souffle congelant de la droite Harpeurienne. Le Canada n’est pas UN vrai pays, il y a en réalité DEUX pays au nord du 45e parallèle. Deux langues, deux mentalités, deux pays. »

Le droit au non-travail

31 janvier 2012

C’est à Davos, en Suisse, devant le gratin de la finance mondiale, que notre premier ministre canadien, Stephen Harper, a annoncé aux citoyens de son pays qu’il entendait modifier l’accessibilité à l’un des trois piliers du système de pensions, à savoir la pension de « sécurité » à la vieillesse.

Le phénomène n’est pas nouveau… À chaque fois que le gouvernement fédéral fait face à des difficultés financières, depuis trente ans, il regarde du côté de la Sécurité de la vieillesse. Brian Mulroney a tenté d’en abolir l’indexation après la récession des années quatre-vingt, Jean Chrétien a voulu en restreindre l’admissibilité aux seules familles dans le besoin après la crise des années quatre-vingt-dix, et voilà que Stephen Harper songerait à repousser l’âge d’admissibilité à 67 ans. Une intention pour le moins épineuse puisqu’elle concerne tous les Canadiens de plus de 65 ans, exception faite de ceux qui gagnent plus de 110 038 $ qui n’y ont pas droit.

Un délai qui frise le mépris

31 janvier 2012

Cantonnées, depuis huit ans, jusqu’à quatre par chambre qui ne respectent pas les standards de qualité actuels, les personnes âgées de Sept-Îles sont toujours en attente de la concrétisation d’un projet d’agrandissement de la résidence Gustave-Gauvreau présenté en janvier 2004 au ministère de la Santé et pour lequel le Ministère a annoncé une mise de fonds de 9 millions $ en 2007.

Des conditions irrespectueuses et inacceptables qui briment honteusement les droits fondamentaux de ces personnes âgées à l’intimité, à l’intégrité et à l’accès à un milieu de vie convenable.

La foire aux cancres

30 janvier 2012

En réaction à ma lettre ouverte à M. Yves Michaud publiée sur cette tribune en date du 29 janvier sous le titre « L’indépendance a encore besoin de vous », le destinataire m’a fait parvenir ce commentaire dont voici le texte intégral :

« J’ai lu votre commentaire sur Vigile. Ce qui me reste d’humilité en a pris un coup…Paraphrasant De Gaulle, j’oserais dire : « Vous me voyez à mon âge, reprendre le flambeau ! ». Naguère, j’ai eu M. Aussant au téléphone et je lui ai témoigné toute mon estime et mon admiration ajoutant qu’il était « l’un des, sinon le plus intelligent, de tous les députés de l’Assemblée nationale ». Encore que dans cette foire aux cancres qu’est devenu le parlement de notre malheureuse nation, je me demande si un tel éloge n’est pas en dessous de sa compétence et de son talent.

L’indépendance a encore besoin de vous

29 janvier 2012

Suite à la publication de votre article paru sur la tribune libre de Vigile le 27 janvier et à la lecture des témoignages d’appui envers la croisade que vous menez depuis le 14 décembre 2000 dans le but de réhabiliter votre réputation de citoyen intègre auprès de l’Assemblée nationale du Québec, je n’ai pu résister à l’idée d’en publier quelques uns sur cette tribune dans un triple objectif.

D’abord, en guise de motion d’appui indéfectible à votre égard. Ensuite, pour vous faire voir combien les sympathisants à la cause souverainiste reconnaissent encore en vous un homme dont les convictions, la verve et l’expérience pourraient être profitables à notre marche vers l’indépendance. Enfin, pour que vous envisagiez la possibilité que le parti Option nationale représente maintenant la meilleure voie pour apporter votre contribution sur la scène politique québécoise.