La cire derrière le marbre

1 mars 2007

Aguerri aux soubresauts de la performance
C’est dans le marbre que s’est érigée son enfance

Lourdes sont devenues ses épaules
Lourdes sont devenues ses paupières
Son corps incarcéré en geôle
Son âme alité en civière

Les années ont passé
Le marbre s’est fissuré
Les années ont passé
La cire s’est écorchée

Puis le marbre est disparu
Et la cire est apparue
Cette cire derrière le marbre
Telle l’ombre derrière l’arbre

Aguerri au plaisir d’une douce caresse
C’est dans la cire que s’est érigée sa vieillesse

Devant mon arbre de Noël

1 mars 2007

Assis devant mon arbre de Noël
Emporté par la féerie de la nuit
Et la magie de la messe de minuit
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel

Sont toujours présents les chants de Noël
Entonnés par des anges venus du ciel
Annonciateurs de la bonne nouvelle
D’un Sauveur-Enfant aux joyeux fidèles

Assis devant mon arbre de Noël
Emporté par la féerie de la nuit
Et la magie de la messe de minuit
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel

Mes Noëls d’aujourd’hui ont bien changé
Relégués derrière la réalité
D’une famille à tous vents éparpillée
Par les séquelles d’un tortueux sentier

Assis devant mon arbre de Noël
Emporté par la féerie de la nuit
Et la magie de la messe de minuit
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel

Émois

1 mars 2007

Témoin fidèle de mes émois
Toujours présente à mes côtés
Tu es là pour me rassurer
D’un regard amoureux et moi…

Toujours hanté par mes émois
Toujours présent à tes côtés
Je suis là pour te rassurer
D’un regard nébuleux et toi…

Hantée par la fragilité
D’un amour de conte de fées
Rêvant à la pérennité
Derrière des yeux d’amour et moi…

Abrité douillet sous ton toit
Rêvant à la pérennité
D’un amour de conte de fées
Témoin fidèle de tes émois

Mer agitée de nos amours
Témoin fidèle de nos émois
Vague d’espoir et de toujours
Sois notre fée pour toi et moi

Émotions en bâillon

1 mars 2007

Issu d’une période où larmes et hommes
Vivent jadis telles la Gaule et Rome
Il grandit attaché à ce port
Où les émotions gisent dans son corps

Il est né homme
Érigé comme
Un château fort
Il est né fort

Que de fois au fond de la rivière
Telle une proie prise en souricière
Il ravale un langoureux sanglot
Entendant au fond de lui ces mots

Je suis né homme
Érigé comme
Un château fort
Je suis né fort

Un jour son père part pour le trépas
Devant le cercueil du dernier glas
Un je t’aime ressurgit de sa voix
Avant qu’à jamais ces mots se noient

Aujourd’hui encore homme
Toujours érigé comme
Un fragile château fort
Prisonnier de son sort